Depuis octobre 2015, après modification du réglement intérieur du Conseil municipal, il a été décidé de proposer cet espace d'expression libre aux groupes politiques de la municipalité.
Le règlement intérieur du Conseil municipal voté en séance du 2 octobre 2024 prévoit que chaque élu bénéficie d’un quota d’un trente-troisième du nombre de caractères existants. Lors du Conseil municipal du 26 juin, M. le Maire et le groupe majoritaire ont proposé à l’opposition de revenir à l’ancienne règle, limitant les tribunes à 1 200 signes de manière équitable pour tous. Cette proposition a été refusée par l’opposition, qui l’a jugée encore insuffisante.
Ça suffit !
Quel est le rôle des conseillers municipaux de Bois d’Arcy que les électeurs leur ont assigné à la suite des dernières élections municipales ? La question est d’apparence simple : améliorer le quotidien des Arcisiens, embellir la Ville et trouver les meilleures solutions à leurs attentes. Et pourtant cet engagement politique est régulièrement bafoué par le groupe d’opposition d’extrême gauche, qui profite de son statut, non pas pour se tenir aux côtés des Arcisiens, mais pour planifier des polémiques destinées à "bordéliser", pour reprendre le vocabulaire LFI, le contexte politique général et local.
Dernière preuve en date : le nom que nous avons choisi en 2024 pour notre Centre équestre : Pierre Jonquères d’Oriola. Logique : c’est notre plus grand cavalier français, champion du monde de saut d’obstacles, plusieurs fois médaillés olympiques, décoré de l’ordre national du Mérite et de la Légion d’Honneur. Rien d'anormal donc… sauf pour l’extrême gauche locale qui, sur la base d’une page Wikipedia, dont on sait les approximations historiques, met en cause son passé pendant la Seconde Guerre mondiale, allant l’accuser de collaboration. Même si les Arcisiens ont d’autres sujets de préoccupation – et ils ont bien raison -, la question est de savoir malgré tout pourquoi cette polémique sort aujourd’hui, deux ans après le vote. Revenons en arrière.
C’est donc en 2024 que le Conseil municipal a voté une série de noms destinés aux équipements publics, dont le centre équestre. Le groupe d’opposition de l’époque avait voté contre, non pas sur le choix du nom d’Oriola, mais sur l’absence de concertation. Rien d’autre. Pas de polémique donc. En septembre de la même année, un numéro du magazine municipal sort avec, à l’intérieur, trois pages dans la rubrique "Actualités" consacrées à ces nouveaux noms. Trois pleines pages. Bizarre. Aucune réaction de l’opposition. Pas même un rappel en Conseil municipal, une tribune, une question écrite ou orale. En 2025, le groupe d’opposition aborde timidement le sujet en Conseil municipal non pas sur le choix d’Oriola mais pour savoir quand allait être apposé l’ensemble des noms sur les équipements publics de la ville, sous-entendant que nous étions bien lents... Intervention purement technique. Curieux. Toujours pas de polémique. Rien. Entre temps, confortés par cette si rare unanimité, nous installons les nouvelles signalétiques. Le changement intervient subitement lors des dernières élections municipales de mars dernier. Le groupe d’opposition de gauche vire à l’extrême gauche. Et là, le ton change. La stratégie aussi. La "bordélisation" est en marche. Et, d’un seul coup, la polémique sort cet été à quelques mois d’élections présidentielles que d’aucuns veulent transformer en pugilat. Est-ce un hasard ? Évidemment que non. C’est pour cette raison que les Arcisiens ne sont pas dupes de ces petites manoeuvres politiciennes. Reste le fond, 80 ans après. D’Oriola, pendant la guerre, avait vingt ans. Pour éviter le Service du Travail Obligatoire en Allemagne, il s’est planqué quelques mois dans la Milice, le temps que le temps s’éclaircisse. Il n’a jamais pris part à une quelconque action contre la Résistance. Il n’a jamais travaillé à Vichy. Il n’a jamais reçu la Francisque des mains du Maréchal Pétain, contrairement à d’autres dirigeants de gauche. Il n’a jamais été pénalement condamné. Il n’a jamais fait de prison. Bref, il n’a participé à rien. Au contraire, il a été sélectionné pour les Jeux olympiques et décoré par la suite. C’était il y a 80 ans. Qu’aurions-nous fait à vingt ans ? Alors nous disons : ça suffit ! Notre devoir à nous, élus arcisiens, est de travailler pour le bien commun, avec sérieux et détermination. Un travail qui doit nous occuper chaque jour, sans relâche. Rien ne doit nous dévier de notre tâche pour laquelle nous avons été élus. Que ceux qui utilisent leurs fonctions pour apporter la discorde à Bois d’Arcy, manipuler des gens par des pétitions peu suivies, alerter une certaine presse, doivent en tirer les conclusions et exécuter leurs combats ailleurs afin d’éviter de faire des Arcisiens les otages malheureux de leur propre propagande. D’autant que ceux qui, en procureurs zélés, convoquent l’Histoire à des fins idéologiques, devraient parfois faire preuve de discrétion…
Mais, finalement, ce qui triomphe à chaque fois c’est le sens des responsabilités et l’esprit de bienveillance des Arcisiens qui, allergiques aux polémiques qui font tant de mal, ne s’en sont pas laissés compter. Demain, de nouveaux projets viendront embellir notre ville et répondre à vos attentes. Nous avons besoin de vous pour continuer d’avancer ensemble. Ne nous laissons pas distraire. Merci pour votre fidélité et votre soutien.
"Il faut laisser les basses choses mourir de leur propre poison…".
Nous espérons que la rentrée s’est bien déroulée pour vous tous.
Avec celle-ci, de nombreux points nous interpellent :
• Tags et graffitis racistes : suite aux dégradations de l’été, l’exploitation des caméras a-t-elle permis d’identifier les auteurs ? Sont-elles plus efficaces qu’une police municipale ?
• Lisières de forêt et gymnase : après la réduction du gymnase de la Croix Bonnet, le magazine de septembre annonce une baisse de 90 % des travaux des lisières (de 16 à 1,6 ha). Quid des équipements promis aux Arcisiens ? Que restera-t-il aux cyclistes, joggeurs, randonneurs, archers et enfants ? Comment maintenir ces ouvrages avec une telle réduction ?
• Travaux d’assainissement : ceux-ci ont débuté dans le lotissement alors que les consultations sur les aménagements sont à l’arrêt. N’auraitil pas été plus judicieux de mutualiser ces chantiers pour limiter les frais et la gêne aux riverains (bruits, poussières, stationnements, dégradations des véhicules, etc.)?
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Pierre Jonquères d’Oriola : un choix honteux
En 2024, le maire a décidé de baptiser le centre équestre "Pierre Jonquères d’Oriola", champion olympique d’équitation. Jonquères d’Oriola fut milicien de Vichy, condamné à l’indignité nationale à la Libération. Il a été candidat à plusieurs élections dès 1979 sous la bannière de partis d’extrême droite. Ces faits historiques ne peuvent être ignorés quand il s’agit de nommer un équipement public. Le maire affirme maintenant dans la presse qu’il ignorait ce passé. Pourtant, il avait été alerté dès 2025 : il disposait d’un an pour vérifier les faits et revenir sur sa décision. En 2024, il justifiait l’absence de concertation avec les usagers et les habitants par la volonté de ne pas "perdre de temps". Mais prendre le temps de se renseigner sur la personne que l’on choisit pour honorer un équipement public relève de la responsabilité des élus. Depuis, aucune réaction des élus de la majorité, malgré de nombreuses interpellations. Nous demandons au maire de revenir à la raison et de retirer ce nom. Au moment où vous lirez cette tribune, cette demande aura été faite le 22 septembre en conseil municipal. Sa réponse sur nos réseaux sociaux.