BOIS D'ARCY
Bandeau inférieur

Bois d'Arcy : d'hier à aujourd'hui...

Partez à la découverte des origines de la ville de Bois d'Arcy, de son premier développement du hameau autour de son église pour évoquer à travers les âges et jusqu'à nos jours, l'évolution et la transformation de notre commune.

Le département de Seine et Oise est né le 15 janvier 1789 avec 82 autres départements. Sous l'Ancien régime, la France est divisée en 32 généralités dirigées chacune par un intendant. La généralité de Paris, dont fait alors parti e Bois d'Arcy, s'étend d'Amiens jusqu'à Château-Chinon !
Le nom du département est alors choisi sur le plan géographique par la réunion du fleuve la Seine et de la rivière l'Oise.

Le nom Bois d'Arcy

Selon l'abbé Lebeuf, historien du diocèse de Paris au XVII° siècle, l'étymologie du nom Arcy vient du verbe arder (brûler). Pour d'autres, Arcy se rapproche du vieux français arscïs, ou arsis, signifiant incendie ou terrain brûlé. Bois d'Arcy aurait donc son origine liée à l'occupation d'un espace défriché par un incendie de forêt. Une version différente est donnée par un autre personnage, Monsieur de Valois.

Constatant que ce lieu est dénommé « Nemus Arsiti i » et non « Nemus Arcis », il en déduit que ce bois fût ainsi nommé parce qu'il avait appartenu à un homme qui était mort du mal des ardents ou du charbon, assurant que ces sortes de malades étaient appelés « Arsi » ou « Arsiti i ».
Une troisième thèse laisse entendre qu' « Arsiti um » signifiait aussi un fourneau à fondre monnaie et aurait laissé son nom au bois. Mais il ne semble pas qu'on ait fabriqué de la monnaie en ces lieux.

D'autres, adoptant l'étymologie qui vient du verbe latin « ardere », qui fait au passé « arsi » et veut dire, ainsi que nous l'avons vu ci-dessus, « brûlé », prétendent que ce furent des bois qui furent brûlés volontairement pour rendre le terrain favorable à la culture et qui donnèrent leur nom au village. C'est le procédé qu'on nomme maintenant l'écobuage.

A la fi n du XI° siècle, le territoire de Bois d'Arcy était en la possession des seigneurs de Villepreux. Enfin, en 1231, Constance de Courtenay écrit in memore de Aristo. Il semble que ces deux derniers personnages laissent ainsi entendre que c'était le lieu qui s'appelait Arsitium, que l'on peut traduire par « la brûlerie », le « bois brûlé ».

En 1604, l'orthographe se fixe sur Bois Darcis, pour prendre sa forme définitive de Bois d'Arcy dès le début du XVIIIe siècle.

ZoomPlan de la commune en 1900 d'après Aristide Mayeu, instituteur

Les lieux emblématiques de la ville

A la fin du XIXe siècle, Bois d'Arcy s'étend sur près de 700 hectares de superficie et a une population d'environ 550 habitants. Comme beaucoup de villages à cette époque, la ville profite des importants changements du XXe siècle pour se développer.

La Mairie

La mairieZoomLes anciens Arcisiens connaissent l'importance du chemin menant de la place de l'église aux écoles Vigée- Le Brun et Frédéric-Mistral, puisque pendant cent trente ans, de 1842 à 1972, cet espace, actuellement dévolu au repos des automobiles, a été occupé par le bâtiment de la mairie-école de Bois d'Arcy.
Cette ancienne mairie était à l'origine située rue Louise Michel (ancien chemin vicinal n°1), en face du présbytère. Terrain et bâtiment sont acquis par la municipalité le 31 juillet 1842 à la fin de mandat du maire François-André Michaux (1808-1843).
L'actuelle mairie a été ouverte au 2 avenue Paul Vaillant-Couturier en 1966.




Les écoles

Les écolesZoomEn 1816, l'enseignement (il ne s'agit alors que de l'école des garçons) est exercé par le curé dans un local provisoire qui tient lieu de presbytère.
L'école des garçons est à l'origine dans les mêmes locaux que la mairie de l'époque, rue Louise Michel. Ce n'est qu'à partir de 1842-1843 que l'école se stabilise pendant de longues années dans les locaux de la mairie, avant son transfert à partir de 1938 dans le groupe scolaire Alexandre Turpault.
C'est en 1842 qu'un maître d'école à temps complet est sur la commune. La fréquentation de l'école communale est peu importante : 41 garçons en 1860, 33 en 1870 et 55 en 1875. L'école des filles est ouverte comme école libre le 3 mai 1858 par Melle Salomée Acher et devient école communale.
Les écoles arcisiennes dépendent au début du siècle de l'académie de Paris. Il n'y a pas d'enseignement supérieur dans le canton et l'enseignement secondaire se fait essentiellement à Versailles.

L'église

L'égliseZoomLe monument le plus prestigieux de Bois d'Arcy est certainement l'église Saint-Gilles. Elle est citée pour la première fois en 1203 « in Ecclesia Sancti Egidii ultra nemus » (traduction : à l'église Saint-Gilles de l'autre côté du bois). Commencée à la fin du XIIe siècle, sa construction se poursuivit jusqu'au XVIe. Sa dédicace eut lieu le 2 septembre 1541 par Charles, évêque de Mégare « sous le titre de Saint-Gilles et Saint-Loup (ou Saint-Leu). Le dernier nom vient de celui de l'évêque de Sens et Gilles vient du latin Aegidius. C'est là l'origine de notre fête actuelle de la Saint-Gilles. La cloche, elle, est fondue en 1604.
L'édifice étant devenu propriété communale à la Révolution, son entretien incombe désormais à la ville. Il figure au budget pour la première fois en 1820 (sous Louis XVIII) pour 100 francs. En novembre 1839, en raison des dégâts « occasionnés par les vents » (déjà...), il faut renouveler 2000 tuiles. La première horloge du clocher est offerte par le maire Alfred Dailly en 1865. Elle sera remplacée par une autre (électrique) en 1936 à l'initiative d'Alexandre Turpault. En 1867, l'église est restaurée sous la direction de Blondel, architecte de Versailles.
En 1896, la cloche étant fêlée, il est nécessaire de la refondre. Elle devra l'être malheureusement à nouveau en 1984, à la suite de l'incendie du clocher. L'extension de l'église a eu lieu de 1967 à 1969.

La ferme Sainte-Marie

La Ferme Sainte-Marie représente un symbole de notre passé mais aussi et surtout un lieu central pour tous les Arcisiens. Occupée par des religieuses de l'Humilité de Notre-Dame de Longchamps au XVIe puis par Louis Culée, un notable, la Ferme de la rue Simone Signoret obtiendra le titre de ferme royale en 1739. Au XIXe siècle, trois maires vont se succéder aux commandes de l’exploitation, dont le dernier, Louis-Auguste Laureau, maire de Bois d’Arcy de 1896 à 1919.
La ferme va être le théâtre d'un moment historique. Louis-Auguste Laureau, propriétaire et ancien maire de Bois d'Arcy, accueille un pionnier franco-brésilien de l'aviation. Alberto Santos-Dumont expérimentera ses premiers prototypes à Bois d'Arcy et réalisera un bond de 64 m avec un appareil au-dessus des champs de la ville en 1933.
La ferme Sainte-Marie devient alors la propriété de la famille Mauban qui y installe un centre équestre en 1960. En 2004, la ville a racheté la ferme avant de la revendre à un promoteur qui avait pour projet de la démolir entièrement.
L'actuelle majorité a exigé que des éléments remarquables tels que le clocheton et le péristyle soient conservés afin de sauvegarder ce patrimoine historique de notre ville (photo ci-dessous).

La porte de Puits à Loups

Le Puits-à-Loups apparaît en fait constitué de deux bâtiments d'habitation de part et d'autre du chemin de grande communication n°134, allant à Dreux par les Gâtines. A gauche la maison avec la véranda a disparu, laissant place à l'extension de la route nationale 12 Pontchartrain-Dreux. Elle constituait l'historique porte de Puits-à-Loups, moyen d'accès obligatoire, d'entrée et de sortie pour le village.
En effet à l'époque Bois d'Arcy se trouvait enfermé avec ses hameaux et ses écarts dans le grand parc de Versailles suivant le souhait du Roi Louis XIV (la Tremblaye, le Point du Jour, Puits-à-Loups... ).
C'est ce bâtiment qui a servi d'auberge de jeunesse pendant plusieurs années. A l'ancien bâtiment est venu se rajouter à la fin du XIXe siècle la bâtisse avec véranda, plus récente.
De l'autre côté de la route se trouve le rendez-vous de chasse du Puits-à-Loups probablement érigé en 1895. Une partie des alentours de cette bâtisse a été fermée pendant plusieurs années pour cause de chasse présidentielle. Lors de l’élargissement de la RN 12, la porte de Puisaloup fut démolie.

La Tremblaye

La TremblayeZoomLa Tremblaye ou Tremblée remonte à des temps immémoriaux. Il existait même une église indépendante qui est citée sur la carte des chasses royales du XIIIe siècle.
La Tremblaye a toujours été un des hameaux de la commune. Elle a donc fait partie du parc de Versailles agrandi par Louis XIV devenu à l'occasion seigneur de Bois d'Arcy, et dont le grand parc possède à l'époque 36 fermes royales. Habitée et en activité jusqu’en 1974 elle menaçait toutefois de tomber en ruine.
En 1988, la ferme allait heureusement bénéficier du soutien de l’Association pour l’aménagement et la restauration de la ferme de la Tremblaye.
La nouvelle bibliothèque installée désormais dans la ferme ouvrait ses portes. Les 10 ans du Domaine de la Tremblaye tel que vous le connaissez aujourd'hui seront d'ailleurs fêtés en septembre 2020.

La redoute et le fort de Saint-Cyr

La batterie de Bois d'Arcy, ou Redoute est construite dans la période 1874- 1877 et fait partie de la ligne de défense autour de Paris.
La Redoute est construite dans la même période que le Fort de Saint-Cyr et terminée peu de temps après. La route de Fontenay qui passe devant la Redoute est dénommée rue Jules Guesde en 1936 mais apparaît maintenant nommée plutôt route de Guyancourt. La Redoute abrite actuellement « Le Centre National de la Cinématographie ».
Construit pendant la période 1874-1877, le fort de Saint-Cyr fait partie avec la Redoute de la ceinture de défense autour de Paris. Après la première guerre mondiale le Fort de Saint-Cyr devient le centre météorologique militaire. En 1936 la route du Fort prendra le nom de rue Henri-Barbusse.
Le Fort de Saint-Cyr reste arcisien jusqu'en décembre 1983 puis devient partie intégrante de la commune de Montigny-le-Bretonneux.