La Ville 
Edito du maire
Les Instances Municipales
Histoire
Jumelage
Budget 2011
Le Territoire
Plan de la ville
Projets de ville
Evénements en images
La Ville > Histoire

Maisons de Bois d'Arcy - au 3, rue Louise-Michel

Il est une maison de Bois d'Arcy située place de l'église que vous ne pouvez pas manquer, que vous vous dirigiez vers le bois, que vous conduisiez vos enfants à l'école Vigée-Lebrun ou que vous attendiez le bus 415. C'est cette grande demeure aux volets blancs, protégée par une belle grille de fonte et fer forgé, dont la façade est couverte de vigne vierge à la belle saison. Pendant longtemps, il n'y a là qu'un "pré planté". En 1855, dans les premières années du Second-Empire, Louis François Pinson en devient propriétaire. Ce dernier est né dans une autre maison de notre ville située au 88 avenue Jean-Jaurès (elle subsiste actuellement et fera l'objet d'un article). Son père était maçon. Il exerce la même profession. Il est alors âgé de 40 ans. Deux ans plus tard, il fait construire l'édifice de la place de l'église, expression de sa réussite sociale. En effet, le choix du lieu n'est certainement pas le fruit du hasard. Pinson vit là avec son épouse Louise et sa fille Joséphine, âgée de 15 ans. Insatisfait, il fait agrandir deux fois sa demeure qui en 1882 comptera à l'extérieur quatorze portes et fenêtres.

En 1862, Joséphine, qui habite encore la maison de ses parents, épouse un cultivateur de Montigny-le-Bretonneux, Antoine Bouchoir. Le jeune couple décide de ne pas s'installer à Bois d'Arcy. Louis François Pinson devenu d'abord entrepreneur de maçonnerie, achève ses jours comme rentier. Son épouse Louise, née Ricard meurt dans sa maison en 1881 à 64 ans. Lui-même y rend le dernier soupir en 1889, à l'âge de 74 ans. La propriété passe alors à son gendre Antoine Bouchoir, installé désormais à Coignères, puis en 1909, à un certain Chrétien, grainetier de Chevreuse ayant épousé une Bouchoir. Plus tard, Edouard Maugeron, maire de Bois d'Arcy depuis 1921, habite la demeure avec sa famille. Son décès prématuré en 1923, dans l'exercice de ses fonctions, oblige ses héritiers à vendre la propriété aux enchères. Le 13 janvier 1925, Charles Bergevin, négociant en vins, s'en porte acquéreur. Les héritiers Bergevin la vendent aux Lambert qui la cèdent à leur tour en 1959 à la société Civile Immobilière de la Mare Collin dont l'un des membres est Ernest Aron.

En 1976, Aron en devient le seul propriétaire. Ce dernier possède aussi le restaurant Poccardi, 9 boulevard des Italiens à Paris, l'une des grandes tables parisiennes des années 1950 à 1970, remplacé actuellement par un établissement moins prestigieux appartenant à une chaîne connue. Du temps de Ernest Aron, la maison de Bois d'Arcy est le cadre de réceptions qui accueillent de nombreuses personnalités du spectacle. L'un des hôtes les plus remarqués par les habitants de notre ville sera sans conteste un certain Lucien Ginsburg, plus connu sous le nom de Serge Gainsbourg. En 1977, la propriété est acquise par les propriétaires actuels.

La demeure n'a guère changé depuis le Second-Empire et la façade se présente encore à nous telle qu'elle figure sur une carte postale de 1913. Le réaménagement de la place de l'église l'a d'ailleurs récemment remise en valeur par la suppression du disgracieux poteau de ciment qui la masquait en partie. Seules une véranda datable du XIXe siècle et une piscine des années 1930 ont été supprimées en raison de leur vétusté. Le puits placé dans la cour, comme c'est le cas dans de nombreuses maisons arcisiennes, correspond en fait à une citerne. à mon ami Jean Allain

                                                                                                     Eric Thiébaud

Sources : Archives communales, Registres d'état-civil
Archives départementales :
3P3 183

Remerciements à Monsieur et Madame Gavello.

Maisons de Bois d'Arcy - 88, avenue Jean-Jaurès

Située entre le local des pompiers et une construction plus récente, c'est l'une des rares maisons anciennes qui subsistent dans notre commune à l'est de la rue Alexandre Turpault. On la remarque à peine, tant sa façade est discrète. L'enduit a pourtant été refait récemment, mais dans le plus pur respect de la tradition. Quant à la toiture, elle a conservé sa couverture de petites tuiles plates anciennes.

Ami lecteur, si vous suivez régulièrement cette rubrique du journal de Bois d'Arcy, vous connaissez déjà l'un des occupants de cette demeure au XIXe siècle. Il s'agit de Louis-François Pinson. Ce dernier a vécu ici et fera construire plus tard la grande bâtisse de la place de l'église (voir l'article de Bois d'Arcy le Journal n°20. Novembre/décembre 1999). Contrairement à ce que j'annonçai alors, Louis-François n'a pas pu naître dans cette maison puisqu'elle n'a été construite qu'en 1843. Errare Humanum est. En revanche, c'est bien son père François Pinson, maçon, qui a édifié le bâtiment dans lequel il a vécu avec son fils. Ce dernier en deviendra propriétaire en 1845, avant de le vendre à François Xavier Julien Pinot, musicien au Bataillon de Chasseurs à Pied de la Garde Impériale.

Voici un propriétaire peu ordinaire dans un petit village tel que Bois d'Arcy sous le Second Empire. La garde impériale, créée sous Napoléon 1er, avait été licenciée au retour de Louis XVIII. En 1854, elle est reconstituée par Napoléon III. Pour y être admis, un soldat doit alors justifier de bonne conduite pendant au moins deux ans de service dans l'armée. Voilà qui nous renseigne un peu sur Pinot. En raison de sa fonction, notre musicien n'occupe pas sa propriété arcisienne. Il vit à Paris, prêt de l'empereur. Peut-être cette demeure est-elle sa maison de campagne ? ou bien tout simplement un investissement destiné à la location ? Les documents manquent pour trancher.

Le 27 octobre 1870, la garde impériale est supprimée. Pinot est révoqué et vend sa jolie demeure. Celle-ci retourne à un maçon, Louis Largemin, qui vit à Saint-Cyr-l'École. Il est cité à Bois d'Arcy une seule fois, lors de son mariage le 26 juillet 1865 avec Angelina Marie Liou, sœur et belle sœur de maçon (Louis Adrien Liou et François Victor Bauguin). Dix ans plus tard, la maison appartient à un autre maçon, Hilaire Mancheron, né à Magny-les-Hameaux en 1823 et mort chez lui à Bois d'Arcy le 29 octobre 1888 à l'âge de 64 ans.

En 1889, elle passe à un cinquième maçon, Auguste Léon Durand, âgé de 42 ans. Lui aussi est cité dans notre ville une seule fois lors de la naissance de son fils Alfred Léon en 1877. Il ne semble donc pas avoir résidé dans sa maison. La propriété est tout simplement un héritage de son épouse, Joséphine Augustine, exerçant la profession de couturière et fille d'Hilaire Mancheron. Celle-ci, devenue veuve, vend la demeure en viager à Georges Auguste Mille, épicier. La veuve de ce dernier la vend à son tour à Paul Genety, commerçant. Une fois encore, ce dernier n'habite pas Bois d'Arcy. Il vit d'abord à Vélizy, puis à Saint-Cyr-l'École. Il vend la maison à Maurice Emile Sallou qui la cédera à son tour aux propriétaires actuels.

Cette maison aura ainsi été la propriété de maçons de façon presque continue de 1843 jusqu'au début du 20e siècle. Mais malgré son charme, elle n'a guère été occupée par ses propriétaires successifs. Ajoutons que, comme bien des demeures arcisiennes, elle possède une citerne. Quant au four à pain, il a été supprimé avant l'arrivée des propriétaires actuels.

                                                                                                     Eric Thiébaud

Remerciements à Monsieur et Madame Bourquard, actuels propriétaires.

Sources :
Archives Dép. : 3P3 183,
Archives communales : Registres d'État-Civil.



Même si bien peu en connaissent l'histoire, nombreux sont les Arcisiens qui apprécient cette superbe demeure, toute vêtue de vigne vierge…


Le 3, rue Louise-Michel, vers 1913






























Le 88, avenue Jean-Jaurès, une maison de maçon (enfin presque).

Accueil - La Ville - Votre Mairie - Vie Pratique - Petite Enfance - Enfance - Jeunesse - Culture - Social - Vie Associative - Marchés Publics - Contacts
© Mairie Bois D'Arcy - Bois d'Arcy parce qu'on y est bien
Mentions légales