Culture 
La Grange de la Tremblaye
Médiathèque de la Tremblaye
Festival des Contes
Festival de Marionnettes
Festival Mémoire des Toiles
Bilan de la saison 2010-2011
Souvenirs de la saison 2011-2012
Souvenirs de la saison 2010-2011
Culture > La Grange de la Tremblaye

Interview d'Olivier Lejeune, comédien et d'Isabelle Rattier,
metteur en scène du Nouveau Testament, de Sacha Guitry.

Olivier Lejeune, vous remontez sur scène pour jouer « le nouveau testament » de Sacha Guitry. Quelle en est l’histoire ?
 
L’histoire, c’est celle d’un médecin réputé qui surprend sa femme avec le fils de ses meilleurs amis. S’ensuit un jeu du chat et de la souris, parce que lui est au courant. Sa femme, jouée par Corinne Le Poulain, ne sait pas que son mari est conscient de cet adultère. Il décide de rédiger un nouveau testament qu’il oublie dans sa veste laissée malencontreusement chez son tailleur. Le tailleur rapporte la veste le soir où on l’attend pour dîner. Ensuite, ses amis et sa femme ouvrent ce testament dans lequel il révèle qu’il est au courant de tout. Lors du dîner, tout le monde fait comme si de rien n’était.
 
Que pouvons-nous lire dans ce testament ?
 
Olivier Lejeune : Le médecin y reconnaît qu’il sait maintenant que sa femme le trompe, et il avoue aussi qu’il a été l’amant de la femme du couple de ses meilleurs amis, qui ont eu un fils. Et c’est ce fils qui le cocufie avec sa femme. Donc c’est une sorte d’imbroglio. C’est formidablement fait, parce qu’il y a un suspense. Comment va-t-il réagir ? Comment les autres personnages vont-ils découvrir qu’il sait ? Donc, comme je le disais, c’est un jeu du chat et de la souris permanent. Et une peinture des mœurs très moderne, pour une pièce écrite en 1934. C’est fou comme Sacha Guitry a toujours été visionnaire sur les rapports de couple !
 
Parlez-nous de Sacha Guitry…
 
Olivier Lejeune : On dit qu’il est misogyne. Non, il connaît bien les hommes et les femmes. La pièce laisse entendre, par exemple, que l’infidélité n’est pas un crime et que, en fin de compte, pourquoi divorcer quand ça ne va plus dans un couple ? Qu’il suffit de s’en aller, voilà tout. Et qu’on ne devrait jamais obliger deux êtres qui ne s’aiment plus à continuer de vivre côte à côte. Donc c’est une sorte de liberté des mœurs très avant-gardiste pour l’époque. Et cela se révèle de plus en plus maintenant, les couples sont plus libres. C’est un vrai bonheur, cette pièce est à la fois un festival d’esprit, de rosserie. Il y a tous les genres : cynisme, sentimentalisme, avec une scène tendre quand justement il découvre sa fille. Donc pour faire bisquer sa femme, il change de secrétaire et engage sa fille comme secrétaire, uniquement pour essayer de voir s’il y a encore de la jalousie aussi chez sa femme… Et sa femme croit que c’est sa maîtresse.


Cliquez pour agrandir

Isabelle Rattier, vous mettez en scène « Le Nouveau testament » de Sacha Guitry. Qu’est-ce qui vous a plu dans cette pièce ?
 
D’abord c’est une de ses grandes pièces. Comme vous l’a dit Olivier, c’est vraiment une pièce d’une modernité absolue. Et la langue de Guitry possède un côté ciselé, brillant, intelligent et parisien. Dans cette pièce, comme dans toutes les pièces de Guitry d’ailleurs, il y a la relation avec la fille, le fils, et de la tendresse. Il a écrit cette pièce à un moment où il était très heureux dans sa vie. Et ça transpire. Je trouve cette pièce pleine de drôlerie, de tendresse. Et puis c’est une pièce assez « à part », parce qu’il y a trois pièces en une. Il y a l’histoire sentimentale autour des retrouvailles entre le père et la fille, l’histoire de la perte du testament (on croit que le personnage est mort, ce qui donne un côté dramatique), et enfin le fil conducteur sur l’histoire du mari trompé.
 
Quand on rejoue une pièce, est-ce-que l’on change sa façon d’interpréter son rôle, ou bien, à chaque représentation, le jeu est-il différent ?
 
Olivier Lejeune : C’est une très bonne question. Je pense qu’il y a deux races de comédiens. (Rires) Moi, j’ai un radar, je veux dire un radar de recherche. C'est-à-dire que je suis en permanence éveillé. Je travaille beaucoup à la note de ce que m’envoient les autres partenaires. Reprendre un rôle comme celui-là, c’est comme si on reprenait une pâte qu’on a laissée reposer. Je redécouvre des choses et je me dis : « Oh ! Mais comment se fait-il qu’il y a deux ans, je n’ai pas pensé à cette ramification ! » J’ai écrit des pièces, il y en a une qui s’appelle « Tout bascule », que j’ai jouée 1100 fois ; jusqu’à la dernière, on découvre toujours des petites choses, des petites finesses. Là encore, je redécouvre et je suis fou de joie. Et puis on va tout faire pour essayer de la reprendre sur Paris, parce que cette pièce, comme on dit, n’a pas encore donné son jus. Nous avons trois nouveaux comédiens dans l’équipe, donc ça rechange la configuration. On ne va pas avoir les mêmes notes, pas les mêmes ambiances. Il y a des comédiens qui (Dieu merci, ils ne sont pas majoritaires) viennent au théâtre comme au bureau. Ils viennent, ils envoient leur partition. Il y en a même qui ont toujours quelque chose qui ne va pas. « Oh, je suis fatigué », « Fait suer, on en a deux aujourd’hui ». Ils ne sont jamais contents. Moi, je suis quelqu’un qui est fou de joie de jouer. Je suis un ludique et c’est un vrai bonheur. Ce matin, en me levant, je me suis dit : « Oh, on va jouer Guitry ! ». (Rires)

Isabelle Rattier, deux ans après la première vague de représentations, change-t-on sa mise en scène ?
 
Je ne change pas la mise en scène. J’ai des acteurs nouveaux, donc ils reprennent des places. On améliore de petites choses. Je me suis aperçue qu’il y avait des choses à changer et le comédien est là pour me dire « là, c’est mieux », ou l’inverse.


Cliquez pour agrandir

Nous sommes assez proches de Paris et de ses théâtres renommés. Quel regard portez-vous sur les villes comme Bois d’Arcy qui se dotent de théâtre ?
 
Olivier Lejeune :
Eh bien, je suis admiratif ! Je trouve que ce combat mérite d’être applaudi. Et en plus du théâtre, il y a la petite salle (NDLR : le Bar de la Grange) avec les lectures à voix haute, j’ai appris cela tout à l’heure... Je trouve que cela bouge beaucoup. Non, non, c’est formidable, au contraire. Et c’est ça qui nous permet, à nous, comédiens, de pouvoir avoir la joie d’aller jouer. J’adore jouer à Paris, parce que c’est plus pratique et puis, voilà, il y a une autre ambiance. Mais il ne faut surtout pas sous-estimer la province. Je pense que la carrière d’une pièce, une fois qu’elle a fait ses preuves en province, peut arriver à Paris. Il faut déjà conquérir cette réserve populaire parce qu’on dit que le public de province est plus facile. Pas forcément. Je dirais que le public de province, il paie comptant. Il manifeste peut-être plus son enthousiasme.
 
Isabelle Rattier : C’est absolument formidable. Cette salle est magnifique. Et quand on se promène autour, c’est une surprise de voir ce site culturel. À Paris, il y a tellement de spectacles chaque jour que l’on a l’impression que les gens “consomment”. Au Théâtre de la Grange, on a plus la sensation de faire notre métier : créer l’événement. Et donc on sait que les gens vont venir pour un soir. Cela donne quelque chose d’assez particulier aux représentations.

Vous étiez en résidence, cette semaine, à la Grange de la Tremblaye. Comment se sont passés les répétitions et les filages ?
 
Olivier Lejeune : Olivier Lejeune : Bien. D’abord, on a été très bien reçus. Les loges sont très accueillantes, joyeuses. Nous nous sommes sentis choyés. C’était une petite semaine qui est passée comme une lettre à la poste. En tout cas, le plateau, la salle, l’acoustique et l’équipe technique, Félicien, le régisseur, Éric, le programmateur culturel, ont été très chaleureux. C’est très agréable, on sent que la maison est bien tenue et pleine de petites attentions (Rires). En plus, ce soir, c’est une soirée spéciale, réservée aux abonnés, donc on se réjouit de les découvrir !


Cliquez pour agrandir

 
Dans quelques heures, c’est la première. Comment vous sentez-vous ?
 
Olivier Lejeune : Il va y avoir un petit pincement au cœur, une petite accélération cardiaque. Mais - c’est l’avantage d’avoir déjà joué la pièce 140 fois - je rentre avec certainement moins de trac et d’appréhension que mes trois nouveaux camarades. Je sais que Corinne Le Poulain est très « tracarde ». Je n’ai jamais été très « tracarde ». Comme j’ai écrit des pièces, le trac de l’auteur a souvent été plus important que celui du comédien. Je fais beaucoup de music-hall, de cabarets, de one man show. Dès que j’ai le pied sur le plateau, c’est parti ! Souvent, les gens me disent, après un tel spectacle : « Dites donc, deux heures et quart, vous devez être épuisé ! ». Eh bien non, c’est le contraire, je pense qu’on commence une pièce peut-être un peu fatigué, et qu’on la termine en pleine forme. On aspire l’énergie que vous donne le public, et cet échange, c’est de l’EPO, de la nitroglycérine, c’est une vraie drogue ! (Rires) On oublie tout !
 
Isabelle Rattier :Ah, très détendue ! Là, je n’ai plus d’inquiétudes sur l’impact du spectacle. Évidemment, quand c’est la toute première fois devant un public, on ne sait absolument pas quelles vont être ses réactions. Est-ce que les gens vont rire ? Là, on sait l’impact que la pièce a sur le public, donc on n’est pas du tout inquiets. Peut-être à 20h15 ? (Rires) On ne sait jamais. Nous avons nos trois camarades qui rentrent dans le spectacle, donc eux vont, par contre, être dans un autre état que nous... C’est à nous de les réconforter.



Interview réalisée le samedi 21 janvier 2012

SAISON 2011-2012
Un autre regard sur la culture

Dévoilée dans vos boîtes aux lettres fin août, la saison 2011-2012 s’annonce riche par la diversité et la qualité de ses spectacles. Premier rendez-vous incontournable le samedi 24 septembre à 20h30 pour l’ouverture de cette nouvelle aventure culturelle, au cœur de la Grange de la Tremblaye.

Si l’on devait regarder la prochaine saison culturelle sous l’angle de ses auteurs, on dirait : Molière, Labiche, Jules Verne, Sacha Guitry, Colette ou Brel. Si c’était sous celui de ses personnalités, ce serait : Jacques Weber, Charlélie Couture, Louis Chedid ou Luce. En tout état de cause, ce serait toujours insuffisant pour vous restituer la qualité et la diversité d’une programmation qui devrait vous enchanter et vous étonner. Coups de coeur, monstres sacrés ou étoiles montantes, tous les Arcisiens pourront trouver leur bonheur dans cette programmation qui sera dévoilée dans vos boîtes aux lettres et sur le site internet de la ville à la fin août et lors d’une soirée de présentation de saison le samedi 24 septembre (sur réservation en septembre).

Télécharger le programme

ABONNEZ-VOUS !

Les avantages : des tarifs préférentiels (identiques à la saison passée) et l’assurance d’avoir vos places pour les spectacles de votre choix ! Les abonnements 3, 5, 9 spectacles et le “Pass Tous Spectacles”, ainsi que les abonnements “Boîte à Zik’”, “Mardi” et “Théâtre” perdurent pour la saison 2011-2012. Deux nouvelles formules vous sont proposées cette saison : l’abonnement “Humour”, qui vous donnera l’occasion de découvrir différents genres : vaudeville, clown, marionnettes, humour musical et comédie visuelle, et le “Pass Marionnettes”, donnant accès à tous les spectacles et animations du 3e Festival de Marionnettes.

Télécharger le bulletin d'abonnement
 
Contact

LA GRANGE DE LA TREMBLAYE - RUE DU PARC
Tél : 01 30 07 11 80 




Couriel :
lagrangedelatremblaye@boisdarcy.fr


ACCUEIL TÉLÉPHONIQUE
Mardi, jeudi, vendredi et samedi14h - 18h
Mercredi10h - 12h30 / 14h - 18h


A compter du lundi 14 mai, l'accueil téléphonique et physique est suspendu le samedi.

OUVERTURE AU PUBLIC
Mercredi10 h à 12 h 30
14 h à 18 h
Vendredi14 h à 18 h
Samedi14 h à 18 h


 


Accueil - La Ville - Votre Mairie - Vie Pratique - Petite Enfance - Enfance - Jeunesse - Culture - Social - Vie Associative - Vie Economique - Contacts
© Mairie Bois D'Arcy - Bois d'Arcy parce qu'on y est bien
Mentions légales